L'observation électorale

Objectifs

Une Mission d'Observation électorale (MOE) contribue à :

• légitimer les processus électoraux
• renforcer la confiance du public dans ceux-ci
• dissuader la fraude électorale
• renforcer le respect pour les droits de l'homme
• contribuer à la résolution des conflits


Méthodologie

Atteindre ces objectifs nécessite une méthodologie détaillée qui couvre toutes les phases du processus électoral : la période pré-électorale, le(s) jour(s) du scrutin et la période consécutive au scrutin. Les domaines observés sont le cadre juridique, les préparatifs administratifs, la campagne électorale et les questions relatives aux Droits de l'Homme, le contexte politique et le rôle des médias.

Sur la base des comptes-rendus des observateurs, l'équipe cadre analyse le processus par secteurs: électoral, politique, légal, médiatique. Elle est chargée d'analyser le travail de l'administration électorale, le contexte politique et le suivi des questions liées à la campagne. Elle doit aussi fournir une analyse du processus juridique et suivre l'évolution des contentieux mais aussi observer le comportement des média et en analyser le rôle, avant, pendant et après la campagne.

Des réunions régulières à travers tout le pays ont lieu avec les acteurs électoraux au niveau national, régional et local, ainsi qu'avec les partis politiques, les candidats, la société civile et les médias.

Quelques jours après chaque scrutin, le chef de Mission de la MOE UE présente une déclaration préliminaire (1er et 2e tour) qui donne un premier avis sur le déroulement du processus à mi-parcours. Un rapport final plus complet est présenté ultérieurement, qui comprend notamment une série de recommandations en vue d'améliorer l'ensemble du processus électoral et de l'environnement démocratique.
Les critères d’évaluation d’une élection (établis par une série de textes internationaux qui régissent les missions d’observation) sont :

• Le degré d'impartialité de l'administration électorale;
• Le degré de liberté offert aux différents acteurs durant leur campagne électorale;
• La répartition équilibrée des fonds publics attribués aux élections;
• L'égalité d'accès des partis politiques et des candidats aux médias;
• Le degré de liberté d'expression offert aux électeurs;
• Le déroulement et le bon fonctionnement des bureaux de vote ;
• Tout autre élément portant sur la nature démocratique du scrutin (violences au cours de la campagne, cadre législatif, système électoral, etc.)


Défi logistique


«La superficie de la Rdc, correspond à celle de l’Europe occidentale», «Le Congo est un océan où chaque ville est une île»... Les images ne manquent pas, les records et les paradoxes non plus : 2è plus grand pays d’Afrique après le Soudan mais sans réelles infrastructures, c’est un des pays les plus riches sur le plan géologique mais un des plus pauvres sur le plan économique...

Pour déployer ses 300 observateurs à travers tout le pays, la MOE UE a mis en place un plan logistique sans précédent :

En plus des moyens aériens de la Monuc, trois avions ont été spécialement affrétés. Hors de Kisantu, Mbanza Ngungu, Boma et Matadi, les autres sites sont accessibles par voie fluviale et aérienne, via quelques 29 aéroports.

Plus de 5 000 kg ont été transportés. Chaque équipe d’observateurs est équipée de telle sorte qu’elle soit opérationnelle et en sécurité en toutes circonstances.
Avant de quitter le lieu où ils étaient déployés, les observateurs de la MOE ont fait don de leur matériel à des Organisations non gouvernementales locales, actives et reconnues.