Communiqué de presse du 24 octobre 2006

Quelque 200 observateurs de court terme les rejoindront en fin de semaine pour l’observation des scrutins du 29 octobre. La MOE UE rendra publiques, le 1er novembre, ses premières conclusions sur le déroulement du processus électoral jusqu’aux scrutins. Elle poursuivra son évaluation jusqu’à la publication des résultats définitifs, après traitement du contentieux.

Les observateurs déjà présents dans les provinces ont rapporté une recrudescence préoccupante des incidents liés à la campagne électorale. La MOE UE rappelle, à cet égard, les acteurs politiques à leurs responsabilités, telles qu’énoncées dans les actes d’engagement dont ils sont signataires.

La MOE UE a repris ses échanges avec l’ensemble des missions internationales d’observation signataires de la déclaration commune du 1er août.


Le 29 octobre, quelque 300 observateurs issus des 25 Etats-membres de l’Union européenne, auxquels se sont joints des observateurs norvégiens, suisses et canadiens, ainsi que des membres des missions diplomatiques et du Parlement européen, seront à pied d’œuvre dans les bureaux de vote à travers le pays.

Philippe Morillon, chef de la Mission d’Observation électorale, poursuit ses consultations avec les principaux acteurs politiques. Sa préoccupation première est le respect de la transparence et de l’intégrité des opérations électorales, en conformité avec la note circulaire nº13 de la CEI du 17 octobre dernier.

La MOE UE a repris ses échanges avec l’ensemble des observateurs nationaux et internationaux. Les représentants des missions d’observation internationales signataires de la déclaration commune du 1er août se sont réunies lundi, à l’initiative de PACO (projet d’appui à la coordination des observateurs), pour un échange de vues sur les éléments cruciaux de transparence et de crédibilité des scrutins et de l’établissement des résultats.

A l’approche de la fin de la campagne électorale, la MOE UE exprime sa profonde préoccupation face à la recrudescence préoccupante des incidents rapportés par ses observateurs à travers le pays – en particulier à Mbandaka, Lodja, Lubumbashi, Bukavu et Kindu. A cette occasion, elle rappelle aux acteurs politiques les responsabilités auxquelles ils se sont engagés à maintes reprises.

Dans le cadre de son suivi des médias, la MOE UE a constaté des déséquilibres flagrants dans l’accès aux médias des différents candidats, en particulier sur la chaîne publique RTNC. L’échantillon observé est constitué de 46 médias nationaux et provinciaux, soit 8 quotidiens, 2 hebdomadaires, 8 chaînes de télévision, 28 stations de radio