Communiqué de presse du 17 octobre 2006
La première vague d’observateurs long terme a été déployée à la fin de la semaine dernière. Chacun et chacune a rejoint son poste, dans les chefs-lieux de province et villes de première importance. La deuxième vague d’observateurs long terme sera déployée dans quelques jours (1).
Avant les scrutins du 29 octobre, la MOE UE comptera, sur le terrain, plus de 300 observateurs, issus des 25 pays de l’Union européenne, auxquels se joignent des observateurs canadiens et norvégiens ainsi que des membres des missions diplomatiques de l’UE.
La MOE UE poursuit, à Kinshasa, ses entretiens avec les principaux acteurs du processus, représentants des partis politiques, de la société civile et des institutions. L’objectif essentiel de ces rencontres est de recueillir les préoccupations des différents interlocuteurs à l’approche des prochains scrutins et d’évaluer ensemble les réponses aux difficultés rencontrées lors du premier tour des élections, en vue de s’assurer que tout sera mis en œuvre pour la transparence et l’intégrité des opérations électorales.
Philippe Morillon, Chef de la MOE UE, a ainsi été reçu par Apollinaire Malu-Malu, président de la Commission électorale indépendante (CEI). Ce dernier s’est engagé à renforcer les efforts de transparence, notamment sur les questions des listes des bureaux de vote, listes des omis et la publication des résultats détaillés par bureau de vote.
L’important est de garantir que le pouvoir est celui des urnes, a souligné le Général Morillon, marquant sa foi dans l’engagement démocratique du peuple congolais. Une foi que l’on retrouve en exergue de l’œuvre qu’il a réalisée au profit d’un des plus grands centres cancérologiques de France : « Après des décennies de dictature, de guerres civiles et étrangères, le peuple congolais saturé de violence donne à ses élites et au monde entier une extraordinaire leçon de courage civique. »
Le chef de la MOE UE se félicite enfin des très nombreuses demandes d’accréditations retirées par les observateurs nationaux, auxquelles s’ajoutent celles des missions d’observation internationales. Pour Philippe Morillon, il conviendrait que toutes les missions d’observation internationales, notamment celles de l’Union africaine, étendent leur action sur une plus longue durée, afin de suivre la phase cruciale de compilation des résultats.
Notons, par ailleurs, que la MOE UE lancera, avant la fin de la semaine, un nouveau site Web qui a l’ambition d’offrir un accès encore plus dynamique et plus convivial que le précédent. La refonte du site s’inscrit dans la volonté de la MOE UE de s’adresser davantage au grand public, en lui offrant notamment des textes traduits dans les quatre langues nationales. Enfin, la MOE UE vient d’éditer, à destination du grand public, quatre dépliants bilingues (français et une des quatre langues nationales) qui décrivent son rôle et ses principes d’actions.
